Canonisation de Carlo Acutis

Canonisation de Carlo Acutis et passage des Portes Saintes

Ce week-end à Rome restera gravé dans nos cœurs comme une grâce unique. Nous étions quelques-uns de l’association à avoir fait ce pèlerinage du 6 au 7 septembre 2025 dans la Ville Éternelle.

Dès notre arrivée, la ville respirait une atmosphère particulière : un mélange de ferveur, de joie et de recueillement. Les rues autour du Vatican étaient remplies de pèlerins venus du monde entier, jeunes et moins jeunes, tous rassemblés pour un moment historique : la canonisation de Carlo Acutis, ce jeune de notre temps, passionné d’informatique et amoureux de l’Eucharistie.

La célébration fut bouleversante. Voir son visage, si familier, entouré de la solennité de la basilique Saint-Pierre et de la liturgie pontificale, c’était comme un signe que la sainteté est vraiment accessible à chacun, même dans notre monde moderne. J’ai senti que le Ciel se rapprochait de la terre, que la sainteté n’appartient pas seulement aux siècles passés mais qu’elle parle aujourd’hui encore, à travers un adolescent qui a su dire “oui” à Dieu avec simplicité et fidélité.

Le Saint-Père avait choisi de canoniser en même temps Pier Giorgio Frassati, autre figure lumineuse, lui aussi parti très jeune, témoin de foi et de charité au début du siècle dernier. Ce fut également la première cérémonie de canonisation du pontificat de Léon XIV, ce qui donnait à cet événement une solennité toute particulière.

Nous étions environ 70 000 rassemblés sur la place Saint-Pierre. Dans une telle foule, il n’a pas toujours été possible de communier. Mais j’ai eu la grâce de voir le Souverain Pontife, Léon XIV, passer très près de moi à la fin de la célébration. Le voir ainsi, à quelques mètres seulement, fut une émotion que je n’aurais jamais imaginé ressentir.

En marge de cet événement, nous avons vécu une autre grâce : franchir les Portes Saintes des quatre basiliques majeures – Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure, Saint-Pierre et enfin Saint-Paul-hors-les-Murs. En cette Année Sainte, décrétée comme tous les 25 ans, ce geste prenait une résonance toute particulière, comme un pèlerinage dans le pèlerinage.

Chacune de ces traversées fut une étape intérieure :

  • À Saint-Jean-de-Latran, cathédrale du Pape, j’ai ressenti la force de l’Église, solide malgré ses blessures. J’y ai prié pour nos défunts et pour la France, près de la stalle réservée au chef d’État français.
  • À Sainte-Marie-Majeure, nous avons confié l’association et chacun de nous à la Vierge Marie, en renouvelant notre consécration. Mère attentive, elle accompagne chacun de nos pas.
  • À Saint-Pierre, j’ai porté dans ma prière ma famille, mes amis et tous ceux qui cherchent un sens à leur existence.
  • Enfin, à Saint-Paul-hors-les-Murs, en méditant sur l’apôtre des nations, j’ai pris conscience de l’appel à être témoin jusque dans les périphéries de nos vies.

Passer une Porte Sainte, j’ai compris, ce n’est pas seulement franchir un seuil de pierre : c’est accepter d’ouvrir une brèche dans son propre cœur pour laisser entrer la miséricorde de Dieu. Le passage de la première porte, à Saint-Jean-de-Latran, fut d’ailleurs particulièrement intense pour moi.

Ce week-end a été comme un condensé de l’histoire de l’Église : la tradition millénaire des basiliques, la nouveauté d’un jeune saint de notre époque, et au centre, le Christ vivant, qui continue d’appeler chacun à la conversion et à la joie.

Je repars de Rome avec une certitude : la sainteté n’est pas un idéal lointain. Elle est la vocation de chacun de nous. Carlo Acutis nous le rappelle avec force :
« L’Eucharistie est mon autoroute pour le Ciel. »

Thierry, membre de CECA

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